Le groupement de défense sanitaire apicole

  • Jan 01, 0001

En tant que passionnés des abeilles, professionnels ou amateurs, l’amélioration de l’état sanitaire des ruches doit être une priorité. Pour cela, il est nécessaire de prendre des mesures adéquates. Dans ce guide, vous allez découvrir les informations utiles sur la prophylaxie, les maladies des abeilles et les obligations de l’apiculteur.

défense sanitaire apicole

Prophylaxie et surveillance sanitaire

Les abeilles sont menacées par des prédateurs, des parasites et des maladies. Tout propriétaire de ruches doit donc trouver des moyens pour lutter contre ces différentes menaces. La surveillance sanitaire est la méthode adéquate qui s’exerce à différents niveaux :

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  • national,
  • départemental,
  • et individuel.
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C’est le dernier niveau qui nous intéresse le plus.

Emplacement du rucher

Les ruches doivent être bien mises à l’abri des vents dominants et particulièrement de l’humidité. Cette dernière contribue au développement des mycoses qui sont déjà très présentes dans tous les ruchers et ne dispose pas de traitement. En outre, il est important d’isoler les ruches de l’humidité du sol à partir des supports (l’utilisation de pneus comme supports est proscrite).

L’emplacement des ruches doit être ensoleillé. Le climat tempéré est favorable pour les abeilles, surtout si elles peuvent prélever de l’eau dans les environs. À l’installation, les emplacements sont bien couverts de la luminosité, mais au fil du temps la végétation pousse et le rucher se trouve à l’ombre. L’apiculteur se doit donc d’effectuer des travaux d’entretien.

État de la ruche elle-même

La ruche doit être en bon état. Un toit étanche, des parois bien protégées par une peinture ou un trempage à la cire microcristalline, cela assure leur étanchéité (toujours dans le but de la lutte contre l’humidité).

L’utilisation d’un isolant entre le couvre, les cadres et le toit (pour lutter contre le froid que la chaleur) et l’usage d’un plancher grillagé (partiellement ou en totalité) sont nécessaires. La ruche doit être inclinée vers l’avant pour assurer l’évacuation des eaux de condensation et aussi pour éviter que l’eau de pluie s’accumule à la surface du plancher.

Les colonies d’abeilles

Il faut opter pour des colonies populeuses et plus aptes à se défendre contre les agressions. N’hésitez pas aussi à opter pour des colonies faibles. Mais dans ce cas, vous devez être attentif au renouvellement des reines (seule une jeune reine garantit une bonne prolifération dans la colonie).

Désinfection du matériel acheté

Si vous augmentez votre rucher par des acquisitions extérieures, il faut être prudent en désinfectant le matériel acheté. Le flambage est un excellent moyen de désinfection. Pour cela, le chalumeau représente un matériel essentiel que doit avoir tout apiculteur. Pour être plus sûr, le flambage doit être précédé d’un bon nettoyage par grattage. Par la suite, vous pouvez flamber le bois jusqu’à l’obtention de la couleur pain brûlée.

Les maladies des abeilles et leurs traitements

Les abeilles sont confrontées à de nombreuses maladies. Parasites, virus, bactéries ou champignons trouvent leur hôte au niveau du couvain, des adultes, voire de la ruche entière.

Les maladies des abeilles : l’acariose

Il s’agit d’une maladie contagieuse causée par un acarien du nom scientifique Acarapis woodi. Ce dernier passe toute sa vie dans le système respiratoire de l’Hyménoptère. Il se nourrit de l’hémolymphe de son hôte et l’affaiblit en lui transmettant des virus ou des bactéries.

Les symptômes de sa présence sont nombreux et variés. On cite entre autres : affaiblissement et dépeuplement de la colonie, difficulté à voler, ailes asymétriques, diarrhées, couvain réduit, peu de miel, etc.

Afin d’y remédier, les traitements peuvent se reposer sur l’emploi de l’acide formique, du menthol ou du thymol. Vous pouvez aussi miser sur l’utilisation de l’amitraze ou du fluvalinate.

Les maladies de la ruche

Retrouvez ici quelques maux qui peuvent détruire une ruche.

La varroase

La varroase est un parasite qui s’attaque aux laves. Ce dernier se nourrit de leur sang, y pond et se répand dans la ruche lorsque les jeunes abeilles sortent de leur cellule. Ainsi, il transmet à leur hôte des virus et engendre des malformations chez les abeilles dont il s’est nourri.

Le traitement des symptômes peut se réaliser avec des huiles essentielles ou substances chimiques. Il faut noter qu’aucun traitement n’est capable d’éradiquer totalement la varroase, car il développe une forte résistance.

La fausse teigne

Ce sont en réalité deux parasites qui tissent des fils dans la ruche pour se protéger et se développer. Ses fils empêchent également le passage des abeilles. Les chenilles de la fausse teigne ressemblent à de gros vers blancs, ont besoin de chaleur (20 °C) et de l’obscurité.

Elles se nourrissent des protéines en pillant le pollen et en s’attaquant aussi à la cire. Leur milieu de vie le plus adapté est : les ruches affaiblies et les ruches trop grandes.

Les obligations de l’apiculteur

Quelques règles ont été établies pour la protection des abeilles contre les maladies, les intoxications, les parasites ravageurs, etc.

La déclaration des ruches

Tous les apiculteurs se doivent de déclarer chaque année (entre le 1er septembre et le 31 décembre) les ruches dont ils sont propriétaires ou détenteurs tout en précisant particulièrement leur nombre ainsi que leurs emplacements. Peu importe la taille des colonies (en ruches, ruchettes, ruchettes de fécondation/nuclei), elles doivent être déclarées.

Cette déclaration contribue à la meilleure connaissance de l’élevage apicole et concourt à sa gestion sanitaire, spécialement face au parasite Aethina tumida. De plus, elle facilite l’obtention des aides européennes dans le cadre du Plan apicole européen qui soutient la réalisation d’actions en faveur de la filière apicole française.

Déplacement des ruches

Lorsque l’apiculteur décide de déplacer ses ruches à l’intérieur du département, il doit en un premier temps réaliser une simple déclaration aux services vétérinaires. Dans le cadre d’un déplacement à l’extérieur du département, l’apiculteur doit porter sur lui un certificat sanitaire et de provenance établie à moins de 15 jours avant le départ.

Un apiculteur ne peut se passer de cette procédure que lorsqu’il est détenteur d’une carte d’apiculteur pastoral délivrée par la DDPP. En général, l’apiculteur doit avoir sur lui un récépissé de déclaration ou la carte d’apiculteur pastoral ou le certificat sanitaire dans le but de présenter ce document en cas de contrôle.

Autre mesure

L’apiculteur, professionnel ou amateur, a l’obligation de respecter une distance de recul par rapport aux propriétés voisines, aux habitations et aux voies de communication ainsi que les chemins ruraux. Celles-ci sont le plus souvent décidées par le préfet ou par les maires.

Ces représentations étatiques doivent alors prescrire aux propriétaires des ruches les mesures adéquates qui assureront la sécurité des personnes, des animaux, et la sauvegarde des récoltes et des fruits.